On se fait du cinéma

Dimensions: 1182 pieds carrés

Réalisation: 2017

Cette murale illustre une partie de l’histoire du cinéma de Sherbrooke. Elle rend hommage à quelques bâtisseurs, promoteurs et créateurs, devant et derrière l’écran. La population sherbrookoise a pu profiter de plusieurs salles de cinéma et projections diversifiées depuis 1896. C’est grâce à ses excellents liens ferroviaires avec les États-Unis, que la ville a pu accueillir un grand nombre de projectionnistes ambulants dont un agent des frères Lumière.

Cette murale est principalement faite pour être vue en angle. En effet, l’affiche du Cinéma de Paris a été crée en anamorphose, soit une déformation calculée de l’affiche qui, vue d’un point de vue précis (coin King et Camirand), donne l’impression que l’affiche est en relief.

Emplacement:  356 King Ouest, Sherbrooke

356 King Ouest, Sherbrooke

1. Anh Minh Truong

Anh Minh Truong : est un cinéaste de fiction et un réalisateur de publicités, de vidéoclips, pour la télévision et pour le web. Il travaille également comme concepteur vidéo pour le monde du spectacle et du théâtre.

Il s’est vu remettre une trentaine de prix et distinctions pour son travail (Short Film Corner Cannes, Worldfest Houston, Promax/BDA Awards). Sa filmographie a parcouru près de 80 festivals de films et chaînes de télévisions de plusieurs pays différents. Au Québec, il s’est aussi distingué par un passage remarqué à l’émission : « Fais ça court » de Télé-Québec, en 2007. Il a passé 4 années de travail pour compléter l’ambitieux « Après la peine ». Il se concentre actuellement sur des projets de longs métrages.

2. Guy Jodoin

Guy Jodoin : (né en 1966 à Sherbrooke) semble prédestiné à mener une carrière en musique. En effet, dès l’âge de six ans, il pratiquera le piano, le saxophone alto et le violon. Les camps musicaux auxquels il participe, lui donnent le goût du théâtre. Il fait des études en comédie et débute au théâtre en 1986 et prend part à plus de 30 pièces.

Il fait sa marque à la télévision auprès du public jeunesse, Télé-Pirate, Dans une galaxie près de chez vous, mais aussi au cinéma, à la radio et en improvisation. Il est metteur en scène pour différents spectacles, en plus d’être animateur apprécié du public pour : Sucré salé, Les auditions Star Académie et Le tricheur.

3. Bernard Fortin

Bernard Fortin : (né en 1957 à Baie-Comeau) est un acteur diplômé du Conservatoire d’art dramatique de Montréal. Il vit une grande partie de sa jeunesse à Sherbrooke et fait des études à l’école Montcalm, entres autres.

On le voit dans plusieurs téléséries québécoises. Il prête également sa voix dans plusieurs films et dessins animés, dont Star Wars et la version québécoise des Simpson et. Il est connu aussi pour la voix québécoise de Tom Hanks. Il a été pendant de nombreuses années le porte-parole de la chaîne de restaurants Harvey’s. Beaucoup l’on connut lorsqu’il coanimait à CKOI 96.9 le retour de Patrice & Bernard.

4. Maxim Gaudette

Maxim Gaudette : (né en 1974 à Sherbrooke), est un acteur québécois. Il a effectué ses études secondaires à l’école du Triolet, à Sherbrooke avant d’être diplômé du Conservatoire d’art dramatique de Montréal, promotion 1997.

Il a été révélé au grand public avec son interprétation d’Éric Pouliot dans la quotidienne Virginie. Depuis, les rôles se sont enchaînés : Les 3 P’tits cochons, Fortier, Lance et Compte, L’Auberge du chien noir, Incendies et Les Rescapés, entres autres. En 2010, il a reçu les prix Jutra et Génie du meilleur acteur de soutien pour Polytechnique.

5. France Castel

France Castel : (née en 1944 à Sherbrooke) est une chanteuse, actrice, animatrice de radio et de télévision québécoise. Elle chante dès sa plus tendre enfance et s’oriente rapidement vers le monde du spectacle.  En 1972, elle fait un premier microsillon, un succès au palmarès québécois.

En 1979, elle se laisse tenter par la comédie et se joint à de multiples téléséries et elle interprète aussi plusieurs rôles au petit écran. Au cinéma, on peut la voir dans plusieurs films, elle est nominée en 1997 aux Génie et en 2001 aux Jutra comme Meilleure Actrice dans un Second rôle. Elle est une touche-à-tout, dit-elle d’elle-même, et elle le fait avec brio.

5. Caméraman

Francis Veilleux, stagiaire caméraman chez MURIRS, étudiant au Cégep de Jonquière.

1. Malika Bajjaje

Malika Bajjaje : (née au Maroc et Sherbrookoise depuis 1998) est la directrice générale du Festival cinéma du monde de Sherbrooke, ainsi que son initiatrice et cofondatrice avec Denis Hurtubise (président de La Maison du Cinéma). Ce Festival comble les cinéphiles en leur offrant une centaine de films de qualité d’ici et d’ailleurs (longs et courts métrages, de fiction et documentaires). En juin 2016, Malika Bajjaje a reçu la médaille de l’Assemblée nationale du Québec pour ses accomplissements qui portent tous sa marque, soit l’innovation et le rapprochement entre les cultures.

 

2. Jacques Foisy

Jacques Foisy : en 1985, mit la main sur un local situé au pied de la côte King Ouest à Sherbrooke pour en faire La Maison du Cinéma. Auparavant, cet emplacement a abrité le Cinéma Premier, méga-complexe de deux salles. Jacques Foisy a réalisé son rêve, en rachetant et en entreposant les sièges des compétiteurs qui fermaient les uns après les autres, puis en mettant la main sur les locaux de ses voisins qui délaissaient le secteur, M. Foisy créa le plus gros cinéma indépendant au Québec. Du même coup, il fut un joueur déterminant dans la revitalisation du centre-ville de Sherbrooke. De plus, c’est à cet homme que nous devons l’accès au plus grand choix de films québécois, français et de répertoire dans un même complexe cinématographique. En 2011, La Maison du Cinéma est vendue à La Famille Hurtubise.

3. Serge Malouin

Serge Malouin : a collaboré avec le professeur émérite de l’Université de Sherbrooke M. Antoine Sirois dans la rédaction du livre Sherbrooke, ville de cinéma-S 1896-2002. M. Malouin a enseigné au collège de Sherbrooke depuis les débuts de l’institution, dont il a pris sa retraite en 2001. Il a publié quelques articles sur le théâtre en région et son mémoire de maitrise intitulé : Histoire du théâtre Sherbrooke 1940-1968, De la fragilité à la permanence, publiée aux Éditions de l’Université de Sherbrooke et aux Éditions GGC, en 1994. Il a également collaboré avec Michel Gosselin à plusieurs publications scolaires. Passionné de l’informatique, c’est d’abord de cette façon qu’il a participé à Sherbrooke, ville de cinéma-S 1896-2002, pour s’impliquer dans la rédaction par la suite.

1. Claude Choquette

Claude Choquette : (1937-2017), a fondé l’option Art et Communication à l’école secondaire Montcalm de Sherbrooke, où il fut professeur durant plusieurs années, professeur très apprécié de ses élèves. La vocation Art, Communication et Technologie existe au pavillon Montcalm depuis plus de 45 ans. Même si le temps a laissé sa marque en apportant de nouvelles technologies et de nouveaux paramètres de fonctionnement, l’essentiel de la pédagogie de base de sa vocation est demeuré inchangée. Les élèves y sont initiés à la photographie, à la vidéo et au cinéma d’animation pour y découvrir les secrets de la création d’images, mais aussi les enjeux d’une démarche créative autonome, individuelle ou par équipe selon le cours choisi.

2. Cinéma de Paris

(1913 – 1988)

Le Cinéma de Paris. Toujours au même endroit, c’est au départ le théâtre Passe-Temps créé en 1913. Puis Le Princess en 1916, qui devient Le Victoria en 1924 puis le Cinéma de Paris en 1934 qui sera complètement rasé en 1947. En janvier 1948, grande ouverture du nouveau Cinéma de Paris. Ce dernier fermera le 30 juillet 1987 et sera démoli à son tour en mars 1988. Il était situé en face du Palais de justice actuel, soit au 372 King Ouest.

 

1. Pauline Garon

Pauline Garon, (née 1901-1960 à Montréal), est la plus jeune de onze enfants. Elle étudie au prestigieux couvent du Sacré-Cœur à Montréal (Congrégation Notre-Dame) où elle apprend le chant et la musique. À 19 ans, elle quitte Montréal pour jouer sur Broadway, où elle obtient un certain succès. Durant le muet, elle tourne une quarantaine de films, dont une vingtaine où elle tient le rôle principal. Puis dans les années 30 elle enchaîne une trentaine de films. Avec l’arrivée du cinéma parlant, on utilise ses capacités de s’exprimer aussi bien en français qu’en anglais, de telle sorte qu’elle fait trois films en français tournés à Hollywood. Elle revient à Montréal et Sherbrooke pour y représenter ses films.

 

2. Harry Saltzman

Harry Saltzman : (né 1915-1994 à Sherbrooke), est un producteur et scénariste canadien. Après la guerre, il commence à travailler dans le cinéma où il fait son chemin. Au début de l’année 1961, il devient le premier producteur à acquérir, pour une période de six mois, les droits d’adaptation d’un roman de Fleming. Mais les difficultés s’accumulent et, à un mois de l’expiration du délai, rien n’est fait. C’est à ce moment que sa route croise celle d’Albert R. Broccoli, lui aussi intéressé par Bond. Tous deux forment un tandem solide, chacun apportant son expertise. La combinaison fonctionne, ils produiront les neuf premiers films de Bond, de Dr. No (1962) à L’homme au pistolet d’or (1974).

1. Fred Mayo Clement

Fred Mayo Clement : (né aux États-Unis), réussit avec son argent, son expérience politique et sa compétence théâtrale, là ou des politiciens locaux et les hommes d’affaires avaient échoués. Il construisit en 1901, une salle de spectacle d’une capacité de 700 places, le Théâtre Clément de Sherbrooke qui est, pendant un temps, la deuxième plus grande scène au Canada. Le théâtre Clément présentera différents types de spectacles (comédie, vaudeville, opéra, théâtre classique). Parmi les figures de marque qui passeront sur ses planches, soulignons le nom de Sarah Bernhardt.

2. Rodolphe Vallée

Rodolphe Vallée : s’installe à Sherbrooke en 1914 et prend la direction de quatre théâtres, formant ainsi une des plus importantes chaînes théâtrales de la province de Québec. En plus de diriger ses quatre théâtres sherbrookois, il assume la direction de l’orchestre lors des représentations de films muets et il agit comme impresario pour les artistes de vaudeville qu’il accueille. Rodolphe Vallée innove aussi en présentant régulièrement des films éducatifs qui s’adressent surtout à un public d’enfants. Ces films portent notamment sur la découverte des différentes régions du Canada.

3. Mack Sennett

Mack Sennett : (né en 1880-1960 à Danville, baptisé à Richmond), de son vrai nom Michael Sinnott. Il migre rapidement vers New York où il travaille comme chanteur dans les cabarets. Il quitte la scène pour devenir acteur et auteur. En 1912, il crée son propre studio cinématographique, la Keystone. En plus d’avoir réalisé plus de 1000 films, Mack Sennett est celui qui a fait connaître au monde entier Charlie Chaplin. À l’occasion, il vient au Cinéma Premier présenter ses films en première canadienne. Comme ce cinéma était doté d’une scène, il est même venu avec ses « Bathing Beautie’s ». Il prend sa retraite avec la venue du cinéma parlant en 1936 et en 1937, on lui décerna un Oscar.

1. Les Frères Lumière

Les frères Auguste et Louis Lumière, sont deux ingénieurs et industriels français qui ont joué un rôle primordial dans l’histoire du cinéma et de la photographie. Contrairement à une idée reçue, les frères Lumière n’ont pas réalisé les premiers films du cinéma, mais les premières projections collectives de films photographiques sur grand écran pour un public. Le premier film tourné par Louis Lumière en mars 1895 est « Sortie d’usine», plus connu aujourd’hui sous le nom de La Sortie de l’usine Lumière à Lyon.

Six mois après la présentation de décembre 1895, la première projection de films en Amérique avec le Cinématographe Lumière est organisée par Louis Minier et Louis Pupier à Montréal. La première projection en Amérique du cinématographe Lumière a donc lieu à Montréal.

Sherbrooke ne compte alors que 10,000 habitants, elle est si bien située grâce aux liens ferroviaires avec les États- Unis qu’elle attire rapidement les agents des frères Lumière. Avec le film «L’Arroseur arrosé», Louis Lumière a réalisé en septembre 1895, le premier film photographique de fiction, ce qui correspond à la notion moderne de cinéma.

2. Le père Chopin

Est l’un des premiers films québécois et premier film canadien de langue française entièrement tourné au Canada. Film de Fedor Ozep, au Cinéma de Paris. (Tribune 26 mai 1945), avec Madeleine Ozeray (Madeleine Dupont), Marcel Chabrier (Paul Dupont, le père Chopin), Pierre Durand (Pierre Dupont), François Rozet (Jacques Dupont) et Janine Sutto (Carmen Dupont), il s’agit de la première apparition à l’écran de Janine Sutto.

Synopsis : Un veuf, immigré de France, est soutien d’une famille de cinq enfants. Pour des motifs et dans des circonstances distinctes, lui et son frère ont été séparés dès l’enfance. Ayant évolué dans un milieu différent de celui de son frère, le retrouver entraîne de nombreux bouleversements dans sa vie et celle de sa famille.

Le tournage du film débute sur le Mont Royal le 20 août 1944 lors d’un concert réunissant 220 figurants. La première du film a lieu au Théâtre Saint-Denis à Montréal le 19 avril 1945, et est considéré comme le premier succès commercial du cinéma québécois.

3. Les raquetteurs

Les Raquetteurs, est un film documentaire québécois réalisé par Michel Brault et Gilles Groulx, sorti en 1958.

Ce film marque un tournant dans l’histoire du cinéma et se distingue par l’approche « candid eye », plaçant pour la première fois dans l’histoire du cinéma les cinéastes au cœur de la réalité filmée. Ce court-métrage, est aussi vu comme une étape importante du cinéma anthropologique. Il capture, sans jugement, un phénomène social.  On voit ainsi révélé par ce qui est une nouvelle distanciation documentaire des éléments de la culture populaire. Ce film en fait est au centre précis de la question de la vérité en documentaire.

La nature particulière de cette œuvre est novatrice, le contexte de création spécifique à cette œuvre importante, ayant donné naissance à ce qui deviendra un acquis important pour la cinématographie mondiale.

1. Art Building

(1896 – 1927)

Arrivée et première représentation du Cinématographe à Sherbrooke. Situé au 229 rue Dufferin.

2. Théâtre Clément

(1901 – 1939)

Premier théâtre à Sherbrooke construit en 1901 par l’entrepreneur américain F.M. Clement sur la rue Wellington nord. La salle de 1042 sièges présente d’abord de l’opéra et des pièces de théâtre. Dès 1903 on y ajoute la projection de films. En 1911 le nom devient His Majesty’s. Sarah Bernhardt s’y produit en1917. Situé au 151 rue Wellington Nord.

3. Le Théâtre Premier

(1910 – 1976)

Ce cinéma change de nom pour Le Festival en 1976, puis Le Capri en 1977 et suivra La Maison du Cinéma en 1985, l’un des seuls cinémas indépendants du Québec. Situé au 63 rue King Ouest.

4. Théâtre Granada

(1929- …)

Le Théâtre Granada a été désigné lieu historique patrimonial du Canada. Il fut construit selon les plans de Daniel J. Crighton, architecte montréalais d’origine écossaise alors que le décor intérieur est l’œuvre d’Emmanuel Briffa. Le Théâtre Granada demeure aujourd’hui le seul théâtre d’atmosphère au Canada à avoir conservé son intégrité architecturale. Situé au 53 rue Wellington Nord.

5. Cinéma Rex

1947 : Cinéma Rex. (1er cinéma de quartier) / 1977 – 1991 : Cinéma Belvédère. L’édifice sera acheté et démoli par la ville en 1997 pour agrandir le parc Alfred-Élie-Dufresne au 525 rue Galt Ouest.

6. Le Capitol

(1949 – 1997)

Le Capitol, construit par Émile Elias, était situé au 59 rue King Est, il est démoli en 2008. Aujourd’hui c’est l’Office d’habitation de Sherbrooke coin Williams-Ives et King Est.

7. Cinéma du Carrefour

(1973 – 2000)

Carrefour de l’Estrie

1. La symphonie Fantastique

La symphonie Fantastique : Biographie, présentée à l’ouverture du nouveau Cinéma de Paris le 16 janvier 1948. (La Tribune 15 janvier 1948). Film réalisé par Christian-Jaque (1942), avec Jean-Louis Barrault (Hector Berlioz), Renée Saint-Cyr (Marie Martin), Jules Berry (Schlesinger).

Synopsis : Un large fragment de la vie romancée d’Hector Berlioz. Ses amours contrariés avec la tendre Marie Martin qui meurt en chantant une de ses romances, sa passion tumultueuse pour l’actrice Harriett Smithson, ses démêlés avec les éditeurs, les directeurs, les chefs d’orchestre, son apothéose lorsque retentit le Requiem. En toile de fond, l’époque romantique dans tout son bouillonnement.

2. La Tribune

À la main de Mme Lefebvre, on retrouve le journal ¨La Tribune¨ qui célèbre en 2010 ses 100 ans d’existence. C’est à M. Jacob Nicol que l’on doit sa création. M. Nicol est né à Roxton Pond et fait des études en droit. Avocat, il pratique sa profession  à Sherbrooke o il constate une forte croissance de l’élément francophone dans la région de l’Estrie et décide de fonder La Tribune de Sherbrooke dont le premier numéro paraît le 21 février 1910. À l’automne 1921, il débute une longue carrière politique. Nicol ne néglige pas ses activités privées pour autant, il est directeur de plusieurs compagnies d’assurances et est également président des stations radiophoniques CHLN de Trois-Rivières et CHLT de Sherbrooke, où il décède en 1958.

Le cinéaste sherbrookois Anh Minh Truong, les comédiens Guy Jodoin, Bernard Fortin, Maxime Gaudette et France Castel sont notamment présents sur la nouvelle murale de Sherbrooke.

Posted by ICI Estrie on Tuesday, August 22, 2017
ICI Estrie

Capsule vidéo, réalisée par ICI Estrie le 22 aout 2017, suite à l’inauguration de la murale « On se fait du cinéma ».

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