Les moulins d’en haut

Dimensions: 545 pieds carrés

Réalisation: 2009

La murale « Les moulins d’en haut » représente le secteur jadis appelé «Upper mills». Elle se veut un clin d’œil à certaines entreprises que l’on retrouvait près du  site de l’actuel Bureau d’Information Touristique. Ainsi, lorsque nous descendons l’escalier menant à l’entrée de la gorge de la Rivière Magog, nous sommes transportés en 1867. Dans cette représentation de la vie à l’ère des moulins d’en haut, plusieurs personnages influents de l’époque se côtoient, discutant probablement de la confédération.

La murale a été créée comme si l’étage supérieur du Bureau d’information touristique avait été construit sur un vieil édifice de l’époque, récupéré et transformé au fil du tempsPlusieurs « Factories » qui ont œuvré dans ce secteur sont représentées sur la murale. C’est la construction, en 1927, du barrage « Upper Mills Dam« , qui donna le coup d’envoi à la croissance industrielle de ce secteur. Ce barrage alimentait, avec l’énergie hydraulique, plusieurs usines de l’endroit.

Emplacement:  785, rue King Ouest, Sherbrooke

785, rue King Ouest, Sherbrooke

1. Major Henry Beckett

Né en 1799, décédé en 1870, arrive à Sherbrooke que vers 1820, après une longue marche à travers de rudes sentiers jusqu’à Sherbrooke.

Le terrain où s’installe la famille Beckett en 1824 était composé principalement d’argile. Cela permit au Major d’ouvrir une carrière et de fabriquer les premières briques de la région. Pendant plusieurs années, son entreprise lui permit d’obtenir plusieurs contrats pour la construction de maisons et de bâtiments publics, dont la première prison de Sherbrooke au coin des rues Montréal et Williams en 1824, ainsi que les premières bâtisses de l’université Bishop à Lennoxville en 1842. Son métier lui vaut également des contrats pour la construction de ponts et de gares.

Le major Becket participe de près au développement de la ville de Sherbrooke. À la réorganisation du conseil de ville en 1855, on le nomme inspecteur des chemins pour le quartier Nord.

Au fil les années, le Major Beckett achète plusieurs terrains localisés dans la ville de Sherbrooke, dans le canton d’Orford, dans le canton d’Ascot et même à Richmond. Le plus vaste se situe dans le quartier nord de Sherbrooke, autrefois le canton d’Orford. Il est connu de tous, puisqu’il porte encore son nom de bois Beckett.

2. Fabrique de seaux 1848-1860

La BALC loua en 1851 à Joseph Bailey et Francis Wyatt, puis en céda le bail à William Brooks en 1854.

3. Cordélia Loodsa Ayer

Est la bru du Major Beckett, elle épouse en 1866 son troisième fils Charles Goodhue Beckett. Charles possède une partie du lot de son père dans le nord de la ville où il construisit sa demeure, cette maison existe toujours au 608 de la rue Prospect.

Charles est un homme d’affaires, un manufacturier de Sherbrooke et à l’étranger. Il ouvre avec son frère en 1867 une manufacture d’allumettes située près de la rivière Magog, aujourd’hui sur la rue Richmond. Selon les effectifs d’employés, elle est la deuxième plus grosse industrie de Sherbrooke, après la manufacture de laine la Paton.

4. Alexandre Galt Lomas

Né en 1845, décédé en 1918, est l’associée de son père dans la filature que celui-ci a établie à Sherbrooke en 1842 et qui prend le nom de A. Lomas & Son, Wollen Mills, Alexandre en est l’assistant directeur durant plusieurs années avant de prendre la tête de l’entreprise.

Il est membre de la brigade des incendies et il devient, en 1879, capitaine des compagnies mises sur pied par le département de protection contre les incendies.

Il se présente aux élections municipales en 1881 et il est élu représentant du quartier centre. Deux ans plus tard, soit le 19 janvier 1883, il devient maire de Sherbrooke. L’une des décisions prises par Lomas porte sur la construction du pont situé dans la haute-ville, sur la rivière Magog (Upper Magog Bridge), devenu par la suite le pont Wolf, puis le pont H. C. Cabana.

5. Fonderie Arms & Brown 1836-1860

Propriété de William Arms.

6. Manufacture de fusées, Johns & Richard 1865-1870

Cette entreprise fabriquait pour l’industrie minière des fusées brevetées à l’épreuve de l’eau. Les mineurs installaient ces fusées sur leurs casques pour s’éclairer dans les mines de cuivre de la région de Sherbrooke. La seule entreprise du genre au Canada. Détruit par un incendie en 1870.

7. Factory 1828-1846

En 1828, le marchand Charles Goodhue, avec l’appui du marchand Tylor Moore et du capitaine Guy Colclough, édifia, dans un secteur encore boisé à l’entrée des gorges le premier barrage, un édifice de bois à trois étages appelé simplement la fabrique.

1. Tuck & Morrill

Tuck & Morrill, Iron founders and machinists, est représentée sur l’affiche

2. George Gilman Bryant

Né en 1833, décédé en 1906 à sa résidence de la rue Portland, est d’abord employé du Grand Trunk Railway, puis il débute en affaire à son compte, comme entrepreneur en construction. Il construira entre autres l’église méthodiste de Sherbrooke et plusieurs gares sur la ligne principale du Canadien Pacifique. Il fonde une entreprise de matériaux de construction G.G. Bryant and Co., où il fabrique portes et fenêtres et tout objet de menuiserie. Il se lance même dans la construction de maisons d’habitation démontables pour les colons européens qui s’installent dans l’Ouest canadien.

Il devient maire en 1889. Durant son mandat, il préconise l’importance de faire connaître les avantages que possède la ville de Sherbrooke : pouvoir hydraulique presque illimité, et un système de communication et de chemin de fer, assurant à la ville un contact direct avec toutes les parties du pays.

3. Fabrique d’allumettes 1860-1870

Son premier propriétaire fut Horace Taplin et pour des raisons de difficultés financières, l’entreprise fut cédée à Beckett & Jencks. On y fabriquait plus de 3 millions d’allumettes par année.

1. Carderie Foss 1866-1871

E.S. Foss ouvrit une petite carderie qui traitait chaque année 14 tonnes de laine fournie par les agriculteurs. Il s’associa plus tard à A.L. Grinford.

1. La Tribune

La Tribune

La Tribune est datée du vendredi 10 juillet 1936. Article illustré en façade :

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Les moulins d'en-haut

Capsule de La vie en Estrie du 31 juillet 2009 portant sur la murale « Les moulins d’en-haut » réalisée par l’organisme MURIRS.

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