Les belles années

Dimensions: 57 pieds par 34 pieds

Réalisation: 2005

La murale « Les belles années » est un hommage au quartier sud-ouest de la ville de Sherbrooke, surnommé le « Petit-Canada ». Ce nom remonte à la fin du 19e siècle et était utilisé pour désigner le quartier ouvrier. Représenté dans cette murale un 27 septembre 1957, ce quartier était habité majoritairement par des ouvriers canadiens-français et leurs familles nombreuses en plein baby-boom de l’après-guerre. La population était dense et la pénurie de logements se faisait sentir ce qui entraîna la création de ruelles, la construction d’arrière-cours et de maisons en boîtes carrées à grandes galeries, où il existe une ambiance de bon voisinage à la Fridolin.

Sherbrooke devenait une ville de plus en plus active avec une université naissante et la venue des nouvelles technologies, comme les appareils primitifs de télévision qui permirent aux gens, assis dans leur foyer, de voir ce qui se passait à l’extérieur dans le monde. Dans cette mise en scène tramée des airs d’Elvis Presley, de Chevrolet Bel-Air et de la Sainte Flanelle, se faufilent quelques personnalités du quartier et plusieurs commerçants familiers.

Emplacement:  364 rue Alexandre, Sherbrooke

364 rue Alexandre, Sherbrooke

1. Jeunes hockeyeurs

On aperçoit ici un groupe de jeunes hockeyeurs rêvant d’être à la place de leurs vedettes performant au sein de la ¨Sainte Flanelle¨ ou s’exécutant dans la nouvelle équipe de Sherbrooke les ¨Castors¨, sous les judicieux conseils de leur coach de circonstance, Gerry Plamondon.

2. Sherwood Drolet

Propriété de Léo P. Drolet, président fondateur. La compagnie est devenue un des leaders mondiaux de la fabrication des bâtons de hockey, installée depuis la fin des années 1940.

Le groupe Drolet est composé des frères Michel et Denis Drolet de même que leur père Léopold.  Sherwood était la propriété de Léopold Drolet dans les années soixante.  A la suite d’un incendie, celui-ci a dû vendre son entreprise afin d’en assurer la relance.  Ainsi, en 1969, la compagnie Sherwood passait aux mains de Figgie International.

3. Gerry « Eagle Eye » Plamondon

Né à Sherbrooke (rue St-Pierre) le 5 janvier 1924. Entre 1945 et 1946, il quitte les Braves de Valleyfield vers la fin de la saison et se retrouve avec les Canadiens pour remplacer Toe Blake, qui est sérieusement blessé.

Il participe aux séries éliminatoires et gagne la coupe Stanley. Sa carrière de joueur se prolongera jusqu’en 1951.

4. Frère Théode

Né à Weedon le premier septembre 1897, le frère Théode, de son vrai nom Maxime Lafond, entre dans l’Institut des Frères du Sacré-Cœur en 1913 et exerce sa première profession en 1915.

Plus de 40 années de sa vie religieuse seront consacrées à l’enseignement auprès de la jeunesse. Il est l’un des précurseurs de la Fondation de l’Université de Sherbrooke.

5. Armand Nadeau

Né le 16 octobre 1910 à Saint-Agapit (comté de Lotbinière P.Q.) du mariage de J.-Albert Nadeau (industriel de Montréal) et de Valéria Fradet.Très actif en politique, il prend part aux élections provinciales et municipales et devient échevin de la Cité de Sherbrooke (1948 – 1950). Il est élu maire de Sherbrooke le 26 avril 1955 et le restera pendant 15 années consécutives, soit jusqu’au 30 janvier 1970.

6. L’automobile, Chevrolet Bélair 1957

L’achat d’une automobile commençait à être à la portée des ménages plus modestes, de classe moyenne ou des secteurs mieux rémunérés de la classe ouvrière. En 1954, 14000 véhicules-moteur enregistrés à Sherbrooke  et en 1960, 60% des ménages possédaient une automobile. La vente d’essence est devenue un des principaux commerces de détail avec 70 stations de service.

Le développement de l’automobile crée de nombreux problèmes de stationnement surtout au centre-ville où il y a beaucoup de congestion, d’où l’agrandissement du stationnement Webster et l’ajout de nouveaux terrains de stationnement en 1958 et l’installation des parcomètres en 1954.

En 1953, Sherbrooke fut la première ville du Canada à disposer d’un radar pour déceler les vitesses excessives des automobiles.

1. Les belles années

Un jeune couple se croise par hasard; le garçon profite du moment propice pour inviter sa courtisane à une soirée cinéma.

2. Marchés Gaudette

Marchés Gaudette est une entreprise bien de chez nous, fortement implantée dans les milieux sociaux, économiques et culturels de la communauté.

L’établissement du Marché Gaudette de la rue King Est en 1972 annonce le début d’une expansion fulgurante, marquée principalement par l’association avec la société Provigo.

3. S.P.M. (Sherbrooke Pure Milk)

La scène représente ici ce laitier, le pied sur la balance, cherchant à convaincre la dame d’essayer un nouveau produit : le lait écrémé.

Secteur des services
Avant 1960, le secteur des services demeurait fractionné en une multitude de petites entreprises dans des domaines fort divers : épiceries, boucheries, concessionnaires d’automobiles, stations d’essence, magasins de vêtements, d’ameublement, d’équipements ménagers; pharmacies, marchands de tabac, restaurants, quincailleries, magasins à rayon, bazars 5-10-15, barbiers, salons de coiffure pour dames, cordonneries, buanderies et nettoyeurs, ateliers de photographie, théâtres, cinémas et services funéraires.

4. Le Cinéma Rex

1er cinéma de quartier de 628 sièges a ouvert ses portes en février 1947 au 519 de la rue Galt ouest, voisin du parc Dufresne.  Le terrain avait été acheté en 1945 par Guy Bachand, Joseph Bessette, Auralien Noël et Benoit Janvier.  Les trois premiers forment une compagnie en 1948 sous le nom de Sherbrooke théâtre inc.. La compagnie fondatrice vend le cinéma en 1950 à Guy Bachand et Maurice Rodrigue qui forment à leur tour une compagnie sous le nom de Général amusement inc.. La politique du Rex est de présenter des films francophones ou doublés en français.

Le cinéma avait une importance majeure comme forme de loisir, il n’est pas toujours apprécié du clergé et les films sont souvent soumis à la censure.  Mais certains directeurs de salles n’acceptent pas toujours les recommandations du clergé. Ainsi, le cinéma Rex en particulier refuse de couper les séquences jugées indécentes et ceci provoque la saisie, par la police, d’un film particulièrement sulfureux Sensation hollandaise. L’affaire est portée en cour et le Cinéma Rex gagne sa cause malgré les protestations des autorités.

5. Boîte aux lettres

En 1955, inauguration du nouvel édifice, sur la rue Couture, ancienne rue Édouard par le ministre Robert Winters. L’édifice réunit le service des postes, des impôts, de la douane et de la Gendarmerie royale.  On dut démolir plusieurs maisons pour construire ce nouvel édifice.

1. Téléphone

En 1955, Bell comptait 20,000 appareils en service

En 1960, le téléphone devint accessible pour tous les ménages (95%)

2. Bureau & Bureau enr.

Le magasin de meubles Bureau & Bureau est une entreprise locale fondée en avril 1951 et qui n’a cessé de progresser depuis sa fondation.

3. La Tribune

Tirage : 18,400 copies en 1950, 36,600 copies en 1960.  Le fondateur Jacob Nicol (1910), possède aussi 2 stations de radio, véhicule de l’identité collective et culturelle, transfert de propriété à Paul Desruisseaux, ce qui favorisera le lancement d’une station de télévision autonome à Sherbrooke, CHLT-TV.

1. Jean Besré

Né à Sherbrooke (rue St-Louis) en 1939, il y passe son enfance et son adolescence. Un comédien accompli, il fera ses preuves sur la scène québécoise tant au théâtre et à la télévision qu’au cinéma.

1. Le bon voisinage

On aperçoit un résident du quartier occupé à laver faire ses fenêtres pour l’automne, saluant ici de la main sa voisine tel une pièce Michel Tremblay.

1. Tante Margot

Mme Marguerite Morisset-Leclaire (1906-1997) voue toute sa vie à la jeunesse. Pendant cinq ans, au début des années 1960, elle anime, sous le nom de Tante Margot, une émission pour enfants d’une durée d’une heure, en direct à CHLT.

1. Télévision

On aperçoit sur le toit de l’immeuble au fond de la ruelle l’installateur d’antenne de télévision demandant au propriétaire du téléviseur à l’étage en dessous, si l’image est claire ou s’il y a encore de la neige.

CHLT-TV : Le poste fut inauguré par Jacob Nicol, Paul Desruisseaux, Louis-Philippe Robidoux et la direction de La Tribune.  CHLT-TV fut une des premières stations privées au Canada. Elle a contribué à accroître l’importance de Sherbrooke comme centre artistique et culturel. En juin 1955, une entente fut signée avec le ministre Johnny Bourque et une antenne fut érigée au sommet du Mont Orford. CHLT-TV (canal 7) est capable de rejoindre une grande partie de la province.  L’antenne de CHLT-TV au sommet du Mont Orford par Mgr Cabana fut bénite en 1956Les émissions du poste débutèrent le 12 août 1956. L’émission ¨Soirée canadienne¨, conçue par l’animateur Louis Bilodeau en1960 fut incontestablement la plus populaire de CHLT-TV. Elle fut la première émission produite en français au Québec à être diffusée aux États-Unis.

1. Yvon Ellyson

Il est intronisé au temple de la renommée de Baseball-Québec en 2001 pour ses années de dévouement à la ligue provinciale.

Il est aussi un homme d’affaires dans les domaines de l’hôtellerie et de la restauration; il est entre autres président des restaurants Louis Luncheonette, bien connus des Sherbrookois.

Les belles années Partie 1

Capsule de La Vie en Estrie portant sur la murale  » Les belles années », réalisée par l’organisme MURIRS.

Les belles années Partie 2

Capsule de La Vie en Estrie portant sur la murale « Les belles années » réalisée par l’organisme MURIRS.

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